Mercredi 4 janvier 2006

A l’inverse, «colonie de vacances» est sans équivoque : « C’est explicite, on voit tout de suite de quoi on parle. Tout le monde dit partir en colo ». Cette dénomination désigne pour tous des vacances collectives pour enfants et adolescents offrant une diversité d’activités. « Là, on voit tout de suite plein d’activités différentes, plein de choses à faire » note une mère. 

La notoriété de cette appellation, soulignée par toutes les personnes interrogées, est liée pour elles à son histoire : « Ca fait des années qu’on l’entend, c’est un mot qui tient la route, on voit bien ce que c’est ». Mais comme la chanson de Pierre Perret souvent citée en référence, elle renvoie une image qui peut être selon les personnes, négative ou positive. 

Parmi les femmes interviewées, certaines associent à ce passé l’image surannée d’organisations rigides et de collectivités de masse : « Ca fait un peu pensionnat, dans le style d’avant, un truc ringard où on s’ennuie et où on se couche à 9h », « Ca fait pensionnat, ça fait penser à Pierre Perret », « On les voyait passer, de grands groupes avec tous le même bob de la même couleur » racontent-elles. 

« Colonies de vacances » prend alors pour elles une connotation péjorative. 

Pour d’autres, c’est un terme sympathique qui renvoie à l’enfance, au plaisir des vacances collectives, à la gaieté : «C’est vraiment la colonie, partir tous ensemble avec d’autres enfants, j’ai toujours été habituée à ce mot là, ce n’est pas du tout négatif, Pierre Perret l’a bien dit, les joyeuses colonies de vacances… ». 

Que ces colonies soient perçues comme « joyeuses » ou « ringardes », il s’agit bien du même type de séjour. 

« Colonies de vacances » est ainsi apparue la dénomination la plus pertinente à utiliser pour interroger les parents dans le cadre de l’enquête par questionnaire et c’est également celle qui sera employée pour présenter les résultats de l’enquête.

 
 
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