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Kevin : colo foot

Kevin, pour une colo de foot

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Toute l'info des colonies de vacances

La première colonie de vacances a vu le jour en 1876 !
Depuis, plus d'1 million de jeunes partent chaque année en centres de vacances !



Ce blog vous informe :

- Découvrez l'histoire des premières colonies de vacances
- La colo d'aujourd'hui 
   les chiffres des colos,
   les
normes d'encadrement,
   le rôle du
ministère de la jeunesse,
   les
organisateurs de vacances pour enfants
- Les réponses aux
questions les plus fréquentes sur les centres de vacances
- Des
articles et études à propos des camps de vacances


Ce site vous guide :

- Consulez le guide complet qui vous permettra de mener à bien la recherche d'un séjour enfant.
Ce site vous indique comment choisir 
:
l’organisateur, l’hébergementla période vacances, la destination, la durée du séjour, la tranche d’âge, le transport, le prix,
le type de séjour.

... autant de critères à prendre en compte pour choisir la meilleure colo !

Jess à la ferme

Jess a la colo ferme

16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 19:23
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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 18:45

pose-devant-les-marabouts-colonie-du-cap-myrtheConduit par des passionnés, le projet Retro-colo permet de revenir sur l’histoire des colonies de vacances à travers de nombreux documents iconographiques. Près de 100 ans de colos sont ainsi retracés en noir et blanc puis en couleur. Le site internet du projet permet d’accéder à près d’un millier de cartes postales anciennes et à plus d’une dizaine de films amateurs.

Lancée en 2009, la collecte de tous ces documents aura nécessité plusieurs années de recherches sur internet, dans des vides greniers, auprès de partenaires… Et après la collecte, le travail de numérisations de tous les médias ainsi récupérés aura lui aussi été fastidieux, notamment pour les films sur les colonies de vacances.

Mais après deux ans de préparation, le site internet a pu être lancé en 2011. Pour autant, le travail de recherche n’est jamais terminé et toute personne en possession de documents intéressants est invitée à les transmettre pour que ceux-ci soient numérisés et mis en ligne à disposition du public.

Retro-colo propose également de revenir sur l’historique des séjours de vacances par le biais de dossiers thématiques ou de série d’images. Des sélections permettent par exemple de visualiser l’évolution des dortoirs au fil du temps ou de découvrir l’ampleur des spectacles et fêtes organisés par le passé.

Plus récemment, quelques documents sur l’histoire des stages de formation d’animateurs ont rejoint le site, et notamment un film de promotion des premiers stages BAFA. Les connaisseurs y retrouveront d’ailleurs de nombreuses similitudes avec ce qui se fait encore aujourd’hui.

En résumé, le site Retro-colo n’est pas une façon de se remémorer le temps de la splendeur des colonies de vacances ou les départs étaient bien plus nombreux qu’aujourd’hui, mais plutôt un outil pour identifier dans l’histoire des vacances collectives pour enfants ce qui en fait la particularité afin de les faire perdurer tout en les adaptant à leur époque.

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1 novembre 2005 2 01 /11 /novembre /2005 00:00

L’histoire des colonies de vacances démarre dès la fin du 19ème siècle.

Le pasteur suisse Hermann Walter Bion, après plusieurs années passées dans un village d'Appenzell, est transféré   dans un quartier pauvre de Zurich. Il voit alors la santé de ses enfants se détériorer et décide de les envoyer passer les vacances à la campagne. Ils en reviennent tellement transformés, fortifiés, que le pasteur réalise l'importance du grand air et de l'exercice physique pour les enfants. 

Désireux de venir en aide aux enfants défavorisés de son quartier, il lance un appel dans les journaux et récolte assez d’argent pour faire partir 68 jeunes (34 garçons et 34 filles) de 9 à 12 ans.

Nous sommes en 1876. C’est la première colonie de vacances.

Bion dirige lui-même la colonie, qui dure 2 semaines, secondé par une dizaine d'instituteurs et institutrices.

Il souhaite des conditions de vie simples et réduites au strict nécessaire : les garçons dorment dans des granges, les fillettes chez des paysans. Les enfants se voient confier des tâches ménagères, mais, surtout, ils profitent du grand air : promenades, excursions, cueillettes de fruits et de fleurs…

C’est un tel succès qu’il répétera l'opération l'année d’après avec 94 enfants

Les années suivantes, les colonies de vacances se développent sur l’ensemble du territoire suisse, suivant le modèle du pasteur Bion. En 1899, quelque 3500 enfants fréquentent les colonies de vacances organisées par 29 villes.

L'idée se répand ensuite dans toute l'Europe et, plus tard, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et au Japon. 

En France, le succès est croissant: plus de 100 000 colons sont recensés en 1913 ; 420 000 en 1936 ; plus d’un million à partir de 1955. 

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31 octobre 2005 1 31 /10 /octobre /2005 00:00

L'objectif des premières colonies est d'améliorer la santé des enfants des quartiers pauvres.

C’est une œuvre préventive ; l'enfant doit être faible mais sans être malade, de peur de la contagion. Les enfants sont donc choisis après contrôle médical ; ils sont pesés et mesurés avant leur départ et à leur retour. Les résultats obtenus sont la preuve de l'efficacité des colonies ! Cette habitude de peser et mesurer les enfants subsistera jusque dans les années 60.

A cette époque marquée par le fléau de la tuberculose, on enseigne aux enfants, au travers de l'école et des colonies - qui en sont en quelque sorte le prolongement -, les bienfaits de l'air, de la lumière et de la propreté.

La règle d'or des colonies est la suivante : la santé par l'air, l'hygiène et l'alimentation.

Pour que les résultats soient significatifs, le séjour dure aussi longtemps que possible, généralement 4 à 6 semaines.

On prend conscience qu'en améliorant l'état de santé des enfants, on aura plus tard des adultes sains et productifs. On constate déjà que les enfants partis en colonie manquent moins souvent l'école que les autres.

Bion est un visionnaire et certaines des méthodes qu'il préconise se basent sur des valeurs que l'on reconnaît encore aujourd'hui : en 1875, il considère que l'encadrement doit être de 1 adulte pour 8 à 10 enfants et il défend la mixité !

En 1882, le pasteur collabore au rapport présenté au Congrès International d'Hygiène de Genève ; c'est là que les colonies reçoivent leur consécration scientifique.

Selon le pasteur, « notre temps met trop au premier plan le développement intellectuel des enfants et s'occupe trop peu de leur développement physique et moral. Certes, la science et l'instruction sont de grandes et magnifiques choses ; mais la santé et la force du corps, une âme noble et pure sont des biens tout aussi précieux. »

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30 octobre 2005 7 30 /10 /octobre /2005 00:00

Par l’intermédiaire d’œuvres de bienfaisance, de syndicats, de mutualités, de coopératives ouvrières, de sociétés sportives ou encore de comités créés à cet effet, une poignée d’enfants réussit à partir en vacances.

 La tâche la plus ardue de ces comités est la récolte de fonds ; la charité publique reste la source principale pour couvrir les frais et financer l'achat de lieux d'hébergement.

Les premières colonies de vacances ont lieu dans des maisons prêtées par des particuliers, mais bientôt elles ne suffisent plus à répondre à la demande. La population des villes augmente et les besoins aussi.

Les associations qui dirigent ces colonies décident d'acheter des maisons à la montagne ou à la campagne : elles peuvent ainsi les transformer de manière à recevoir plus d'enfants.

Les personnes qu'on y rencontre sont pour la plupart en contact direct avec les enfants : médecins, pasteurs, instituteurs…

Elles sont généralement gratuites, mais quasi obligatoires ; elles s'inscrivent dans le prolongement de l'école obligatoire.

Les colonies sont, à l’origine, destinées aux enfants des familles pauvres. Peu à peu, elles seront ouvertes à des familles plus aisées auxquelles on demandera une participation financière proportionnelle à leur revenu, ce qui allégera d'autant le budget de la colonie.

Dès 1920, les écoles organisent elles aussi des colonies, dirigées essentiellement par les instituteurs. Puis les organisateurs se diversifient, entraînant aussi une diversification du personnel.

 

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29 octobre 2005 6 29 /10 /octobre /2005 00:00

Le sommeil est reconnu comme primordial pour le développement - tant physique qu'intellectuel - des enfants. Mais ils en manquent, en raison du travail et des devoirs scolaires. Ils sont donc levés tôt, couchés tôt et font souvent une sieste - en plein air lorsque le temps le permet.

Une nourriture insuffisante ou mal équilibrée étant la principale cause de dégénérescence chez ces enfants, l'alimentation est un élément essentiel : elle doit toujours être abondante, nourrissante et saine. 

Les enfants doivent recevoir de la viande fraîche au moins 5 ou 6 fois par semaine. Le matin et le soir, on leur donne du lait et du pain. Dans certains cas, on préfère le café pour le déjeuner, et pour le repas du soir, de la soupe, de la salade. A dîner, les légumes sont recommandés.

La colonie doit aussi permettre d'acquérir des habitudes nouvelles dans le domaine de l'hygiène corporelle ou ménagère : matin et soir, les enfants doivent faire leur toilette (les maisons vont se doter progressivement de l'équipement nécessaire), ils participent aussi aux travaux ménagers : nettoyage des dortoirs, préparation des repas, vaisselle.

Le grand air et le mouvement sont une autre composante importante du "régime" colonie. On insiste donc beaucoup sur les promenades et la gymnastique. Le reste de la journée est occupé par des jeux, libres ou dirigés, le chant, la lecture.

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28 octobre 2005 5 28 /10 /octobre /2005 00:00

Peu à peu, on passe de l'objectif purement sanitaire des premières colonies à un objectif éducatif.

Le développement de la criminalité infantile dans les dernières années du 19ème siècle amène progressivement la prévention sur le terrain de l'éducation, toujours avec le même objectif d'une nation prospère et saine en toile de fond.

Les encadrants sont pour la plupart des personnes qui par leur profession sont en contact avec les enfants. De bénévoles, les directeurs seront progressivement payés. 

En 1931, la Conférence internationale des colonies de vacances et œuvres de plein air de Genève déclare que le bénévolat doit être aboli, en raison de la trop fréquente incompétence du personnel non formé. Cette évolution vers un encadrement spécialisé correspond au moment où l'aspect éducatif des colonies se développe.

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27 octobre 2005 4 27 /10 /octobre /2005 00:00

Après la seconde guerre mondiale, de nouvelles colonies sont organisées dans un élan de solidarité envers les enfants victimes de la famine et de la pauvreté.

De nouveaux organismes vont apparaître, pour répondre à de nouveaux besoins.

C'est la montée en puissance des
CEMEA, Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active.

 

C’est la concrétisation d'une volonté nouvelle, celle d'introduire des méthodes pédagogiques plus dynamiques et plus actives dans les colonies par le biais de la formation du personnel d'encadrement.

L'éducation n'est pas une vocation, c'est aussi un métier ; un métier qui s'apprend.

Afin d'assurer la qualité de l'enseignement, on fait appel à des instituteurs et aux cadres scouts.

Dans les années 50, les stages de formation de base comprennent une partie théorique et une partie pratique. Les points abordés sont les suivants : la vie collective en internat ; l’apprentissage par l'action ; la mixité ; le brassage des origines sociales, professionnelles et religieuses.

Les stages de base sont bientôt complétés par des stages de perfectionnement.

Les CEMEA mettent l'accent sur la vie collective, les expériences, les échanges.

Les activités créatrices et sportives occupent une place prépondérante. Le séjour doit être pensé en fonction des besoins et des possibilités des enfants : besoins affectifs (sécurité…), besoins physiques (hygiène, jeux…), besoins spirituels (curiosité…).

Les premiers cahiers des CEMEA sont publiés en 1955 : ils vont faire le lien entre les différents mouvements. Ils permettent de les tenir informés des différentes activités organisées, d'exposer les méthodes pédagogiques, de faire connaître différentes techniques d'expression.

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26 octobre 2005 3 26 /10 /octobre /2005 00:00

Au milieu des années 60, le rôle social des colonies de vacances change : ce sont les débuts de la promotion du sport et des loisirs sains. Il ne s'agit plus d'améliorer la santé des enfants défavorisés, mais de mettre à la portée de tous la pratique du ski, les séjours à la mer, la découverte de la nature…

La création de nouvelles associations marque le passage de la colonie aux " camps ". 

De fait, les séjours deviennent progressivement payants. Les parents y inscrivent leurs enfants parce qu'ils travaillent et pour leur offrir l'occasion de pratiquer des activités qu'ils ne pratiquent pas eux-mêmes…

On organise à présent des camps pendant toutes les périodes de vacances scolaires et la durée des séjours s'est nettement raccourcie, passant de 6 à 2-3 semaines.

Une remise en question profonde des colonies s’opère, sur des thèmes tels que l'autogestion, la place de l'animateur dans le groupe… Ce modèle de stage se heurte à de vives critiques : il est vécu comme très directif par les participants et il est contesté par les jeunes instituteurs (pour qui la participation au stage n'est pas un choix personnel) et par les éducateurs spécialisés, public très tôt sensible aux idées qui flambèrent en mai 1968.

C'est de ces discussions que sont nées, entre autres, les pratiques auxquelles nous sommes habitués désormais : exprimer ses attentes au début d'un stage, en faire l'évaluation à la fin.

Dans les années 70, les CEMEA créent les premiers postes de permanents.

Les formations se spécialisent : en plus du stage de base, on peut suivre des stages de perfectionnement : stages de directeurs, de moniteurs pour adolescents, de moniteur pour jeunes handicapés…

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25 octobre 2005 2 25 /10 /octobre /2005 00:00

L'apparition de professionnels dans des structures jusque là gérées par des bénévoles caractérise la période qui s'ouvre à ce moment-là. 

Les besoins sont plus nombreux et le contexte a changé : les exigences de qualité des séjours et de l’encadrement sont plus grandes.


Cela entraîne l'engagement de personnel salarié dans presque tous les organismes de camps de vacances. Les grandes structures forment elles-mêmes leurs moniteurs ou font appel aux CEMEA pour leur donner une formation de base. En contrepartie, ils sont rétribués ou plutôt indemnisés, le montant des indemnités pouvant grandement varier d'un organisme à l'autre. 

Le nombre des camps s’accroît fortement, non seulement du fait de l'augmentation de la demande, mais aussi parce que leur durée a été réduite, dépassant rarement 2 semaines. 

Le nombre des participants est devenu un critère de qualité, leur nombre a donc fortement diminué : il va de 12 à 25 selon les activités proposées ; l'écart d'âge entre participants a aussi été réduit. 

On attend des camps de vacances qu'ils offrent une variété toujours plus grande d'activités sportives ou artistiques, de destinations, de mode de prise en charge, l'originalité étant toujours appréciée, voire recherchée. 

L'offre évolue avec la demande et une réelle concurrence s'est installée entre les différents organismes, dont le nombre a fortement augmenté. 


Dans les années 90, des organismes privés s’installent sur le secteur des camps de vacances.
Mais on trouve toujours les colonies héritières des premières. Elles ont évolué dans de nombreux domaines, comme les activités, la durée des séjours, mais elles regroupent toujours un grand nombre d'enfants avec de grandes différences d'âge, de 6 à 18 ans en général.

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